vendredi 5 mars 2010

Sans titre (...)

Si tu avais chercher, juste un peu… si tu avais eu un peu de curiosité… un peu de curiosité humaine ou seulement juste regarder.

Tu aurais pu voir, ou juste apercevoir qui je suis. Tu aurais pu voir que je suis facilement aimante et tendre, que je suis attentionnée, très curieuse. Tu aurais pu voir que je suis gourmande, joyeuse, empathique, drôle, légère, que j’aime donner, réconforter, écouter. Que je suis souvent angoissée, pas sûr-de-moi, souvent fragile, susceptible parfois, grognon le matin… Que je danse et chante tout le temps, que j’ai envie de vivre libre et loin dans un pays sauvage, que j’ai peu de foi en l’humanité, mais que garde espoir, que la nature est ma source vitale, que je lis parfois des livres compliqués, que je suis une romantique qui se cache derrière un humour cynique, que j’ai peur de la mort et de la maladie, que je suis surtout bien dans mon lit, où je peux rêvasser, réfléchir, lire, écrire… Que j’aime m’ennuyer parfois, que j’aime hiberner l’hiver, que mes histoires d’amitiés sont sur la durée et parfois douloureuses, que mes histoires d’amour ont toujours été chaotiques, mais que j’y crois encore, que j’aime le punch coco, que mon corps me gêne bien que j’ai fini par m’y habituer, que je suis capricieuse, tenace, et que rien ne me fera prendre une autre voie que celle que j’ai choisi, avec ou sans argent, que j’ai trop souvent envie de me faire dévorer, que je savoure chaque minutes de mes jours et de mes nuits, que j’aime le vent parce qu’il me parle, que je suis intègre quelque soit le prix à payer et que souvent cela me coûte et me désespère, que j’aime ma famille avec son histoire et son passé sans tendresse, que je dois me battre pour rester ce que je suis et continuer à grandir, que je travaille sans cesse sur moi-même pour approcher le bonheur et la paix intérieur, que par dessus tout j’écoute mon intuition, que souvent je fonce sans réfléchir, que mes choix sont souvent les bons, que j’accepte les autres tels qu’ils sont sans jamais leur demander de me rendre ce que je peux leur donner, que je ne sais pas dire « je t’aime » alors que je crois en l’amour universel, que je fume beaucoup trop et que ça me fais vieillir trop vite, que je déteste porter des strings, que je fais de la photo depuis que j’ai 20 ans et que je traîne avec moi l’argentique de mon grand-père, que j’aime le corps de la femme, que mes désirs ne sont pas très souvent en accord avec la réalité, que mes rêves sont souvent extravagants, que j’ai du mal à me trouver belle et que je ne le crois pas quand on me le dit, que je suis blonde parce qu’un jour on m’a dit qu’en blonde j’avais l’air plus « gentille », que pour moi un humain est en priorité une âme et non un corps, que la petite fille en moi est pour toujours blessée, que du jour au lendemain je peux tout claquer pour partir ailleurs, que je déteste avoir froid, qu’il m’arrive d’avoir parfois tant envie de faire l’amour que j’ai le sentiment que mon corps se disloque, que j’ai 23 paires de chaussures, même si je ne suis pas des plus féminine, que mes deux valeurs fondamentales sont vérité et honnêteté, et que peut-être j’aurais aimé t’aimer, mais que ça n’était pas le moment même si c’était sûrement l’endroit, et que je ne sais pas pourquoi cela est arrivée comme c’est arrivé.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Qu'il est beau ce texte ma Caro ...
Tu me manques . j'espere que tout va bien et qu'elles sont belles tes montagnes. Je t'embrasse
Méla