mercredi 11 novembre 2009

Un chat à poils jaune

Un chat à poils jaune

J’ai rencontré il y a quelque temps un grou matou. Au commencement je pensais qu’il était de couleur orange, comme l’homme étrange, finalement il est jaune. Je pense qu’au tout début, la lune ne m’avais pas montré les bonnes couleurs. C’est un bon chat, un peu maboul, un matou fou, côté bouda, ronronne parfois un peu trop. Une fois il y ronronné si fort que je l’ai cogné avec une marmite en fonte pour le faire taire, il m’empêcher de penser… On pourrait croire qu’il est chat de race, mais il est gouttière au goût de luxe, c’est ce qui lui donne son côté maboul, toujours à viser plus haut, prend beaucoup trop de temps à prendre son élan pour finalement des fois ne même pas tenter le saut… C’est amusant. Il aime assez pédaler dans la choucroute, bois beaucoup de lait menthe. Le lait menthe ne lui réussi pas toujours, ça le rend trop nerveux, il se mets à bondir un peu partout, deviens difficile à suivre, sa pensé va plus vite que ces paroles, il faut s’accrocher à ces mots pour ne pas lâcher le morceau. Oui c’est un chat qui parle, sinon tout cela n’aurait aucun intérêt… Quand il se fait beau, il porte une tunique couleur crème et ressemble alors au chef d’une secte très étrange, on s’attend à ce qu’il fasse jaillir de ces deux pattes de devant deux boules d’énergie couleur soleil avec lesquels il pourrait jongler des heures pour finalement les renvoyer dans la voie lactée… En réalité il a des pouvoirs magiques, mais ne sais pas encore s’en servir, ce n’est pourtant pas un jeune chat, mais il mature en douceur, pas trop vite. Faut dire qu’il passe beaucoup de temps à dormir, perché dans son arbre. Il dort dans un baobab, très confortable, bien aménagé, avec tout le confort moderne, l’Internet haut débit partir satellite, le réfrigérateur pour le lait menthe et un stock de croquettes végétarienne bio premier choix. Il ne plaisante pas avec la qualité de sa nourriture pour lui garantir un poil brillant, et tout faire pour garder son standing de matou doux. Certains matin d’été au réveil ce chat sent le pain d’épices bien chaud, plutôt un pain d’épices de forme ronde que carré.

Il a deux facettes, un côté agaçant, un côté attachant, moi je me suis attardé sur le côté attachant, parce que je suis un peu minette, mais il agace parfois certain matou de son voisinage. Peut-être sont-ils un peu jaloux de son pelage…

Mais il faut savoir ce méfier de ce genre de Matou qui cache sous ces douces pattes poilues de grosses griffes bien acérées qu’il peut à tout moment vous planter dans la chaire, même si c’est par maladresse, la douleur du coup de griffe n’en est pas moins puissante. Alors j’ai laissé ce chat dans son arbre et ai repris ma route à travers la savane…

Souvenirs ...



Mouvement d'humeur, suite...

Photo montage de 2002, toujours d'actualité ... pourtant le temps passe !?


mardi 27 octobre 2009

Extrait (H. Hartley)

Je te crois sincères et généreux.

Tu n’as pas atteint le bonheur mais tu es sur la voie, restes-y.

Surtout fuis les mensonges, tous les mensonges et les mensonges envers toi.

Quant à ta duplicité, surveilles là sans relâche.

Evites tout mépris envers les autres et toi-même.

Tes mauvais côtés se purifieront car tu resteras vigilant.

Fuis la peur bien qu’elle soit la conséquence du mensonge.

Ne redoute pas ta propre lâcheté à rechercher l’amour.

Ne sois pas effrayé par tes mauvaises actions.

Je ne peux pas être réconfortant, l’amour actif n’a rien à voir avec l’amour en rêve.

On rêve d’un amour qui soit instantané, aussi rapide qu’éclatant.

L’homme ferait tout pour abréger ses épreuves avec un public

qui l’applaudit comme sur une scène.

Mais l’amour actif est un travail, une discipline.

A little dance

mardi 8 septembre 2009

vie en camion












La féminité est une névrose / Avril 2003 Installation

Installation : une vidéo (13 minutes), quatres photos, une courbe...


a. séquences vidéo-manifeste montées en boucles surchargées, comme la redite publicitaire qu’elles pointent d’un pixel vengeur, dictature énoncée et dénoncée, spectaculaire, (au sens debordien du terme bien sûr), mise en scène des corps et des plastiques à travers le jeu télévisé ou l’objet de consommation, l’image idéalisée, idéal dilué dans un produit voulu toujours plus conforme.
b. boucles et répétition du même dans ce point de vue statistique et scientifiquement mesuré des rythme de vie de l’artiste, un graphique qui tend à l’abstraction, déclinaison chaînée de variations enchaînées, subies, une autre façon de percevoir le point de départ et d’arrivée du territoire de la démarche. Comme pour nous dire : « je suis ici, j’en suis là, je reviendrai par là ».
c. au delà des débits ininterrompus et des chiffres, une vision « classique » de quatre poses (on aimerait dire « pauses »), photographies réinterprétant le geste unique des peintres qui dévoile une image de femmes d’un autre temps. Un autre regard, un autre contexte, icônes restituées au présent.
Les trois axes du travail de Caroline Dhellemmes se répondent et s’interpellent, boucles eux-mêmes dans leurs propres boucles, du flux constant à voir et à revoir (l’impossibilité de consommer images et textes en même temps. La tentation, le plaisir du voir et le désir, contre l’interprétation froide des textes du collectif TIQQUN), jusqu’aux réappropriations classiques (elles-mêmes porteuses de l’idée d’une féminité considérée « hors d’usage », qui se donne à voir dans la longueur (la langueur ?) : le jeu des détails, ressemblances et différences, évocation et distance de l’original dans le temps et la technique utilisée, « staticité » de l’ensemble et grands formats contre fenêtre étriquée de la diffusion télévisuelle.
Littéralement au centre, l’artiste, dans la mise en scène de l’unicité de son propre corps, face aux répétitions des samples audiovisuels, mélangés et malmenés à l’image d’une bande-son qui se cherche une cohérence, des mouvements, un rythme et des thèmes pour illustrer le chaos de boucles et de redites. Au centre les courbes, tout aussi généreuses, des variations d’humeurs et de poids, impact social et affectif de la dictature d’une image qui instaure un consensus entre victimes et bourreaux, le principe même de la fascination.
Mais l’évocation de la Jeune Fille comme produit, objet et sujet, ne s’arrête pas au cercle sexué qui est tracé dans ces allers retours. La Femme parle pour l’Homme, ce regardant regardé ici non comme l’unique responsable de ce point de vue dominant, mais comme le jouet dominé, fraîchement standardisé, d’une société à responsabilité non limitée.

Erwan Desfachelle.
















jeudi 23 avril 2009

Photos avril 2009

Pense à la beauté toute simple.
Le soleil sur ton visage. Rien ne peut t’atteindre.
Garde l’image de ta mort devant toi à toute heure.
Prend de la hauteur.
Cherche à éclaircir et à réconforter,
et non pas à tout rendre obscur, mystérieux.
Tes aspirations sont inutiles. Tes ambitions ne mènent à rien.

Ambition. H. Hartley






dimanche 19 avril 2009

Avril 2009


There is pleasure in the pathless woods,
There is rapture on the lonely shore,
There is society where none intrudes,
By the deep sea and the music in its roar
I love not man the less, but Nature more.

Il existe le plaisir des forêt encore vierge,
Il existe l’enchantement de la grève déserte,
Il existe un monde qu’aucun homme n’a foulé,
Ce sont les rives de l’océan qui nous berce de mélopée,
Je ne méprise pas les hommes mais je préfère la nature.

Lord Byron

jeudi 19 février 2009

Chanson "profond" B. Fontaine

PROFOND
Profond profond jusqu'aux enfers
nous nous mêlons rivière et mer
fondus comme l'argent et l'or
je t'adore dedans dehors
tu es mon bourreau ma victime
nuit de noce maison du crime
tu es mon terrible tyran
et mon naïf petit enfant
nous avons connu des merveilles
des dragons et des nuits de veille
nous avons connu mille morts
et résurrections à l'aurore
dans ta chair compacte et si bonne
au chaud parfum de cardamome
je me blottis et je frissonne
comme un chat trouvé qui ronronne
je ne sais pas pourquoi tu m'aimes
et pourquoi moi la milliardième
ce qu'il y a de moi à toi
quel trésor tu peux voir en moi
nous avons connu des merveilles
des dragons et des nuits de veille
nous avons connu mille morts
et résurrections à l'aurore
parfois j'oublie jusqu'à ton nom
tu es un meuble un bruit de fond
puis tu te dresses scintillant
vainqueur comme un soleil levant
souvent mon coeur pleure et se hait
pour tout le mal que je t'ai fait
puis je deviens sauvage et dure
au souvenir de mes tortures
nous avons connu des merveilles
des dragons et des nuits de veille
nous avons connu mille morts
et résurrections à l'aurore
quelquefois la fusion exquise
d'un frôlement comme une brise
est si forte que je pourrais
m'évanouir si je voulais
mais j'aime mieux goûter encore
tous les prodiges de ton corps
me noyer dans la griserie
qui fait que pour toujours je ris

Changement d'humeur, novembre 2003