mardi 23 décembre 2008

sans titre 23/12/08

pensées du matin... 23 décembre 2008...

On a toujours peur de vieillir, logique, et pourtant, plus le temps passe plus on sait ce que l’on veut vivre et ce que l’on ne veut plus vivre… On s’équilibre, on profite différemment de la vie, mieux, de mieux en mieux, on est de plus en plus en phase avec soi-même, on a de plus en plus de recul sur le monde qui nous entour. Et c’est si bon, de savoir de plus en plus ce qui nous rend heureux et malheureux et d’être capable de trier dans la vie et le quotidien ce qui va être du bonheur ou non, et de vite passer les obstacles avec moins d’états d’âmes, moins de douleurs, plus de sagesse. Il en est de même pour l’amour, qu’il soit pour un être ou universelle. Tomber amoureux un quart de seconde est possible, croiser un regard, féminin ou masculin et ressentir de l’amour, en son sens le plus noble et le plus profond… C’est un chose qui nourri, chaque fois que je sors de chez moi je sais comment recevoir de l’amour et en donner. Ça me construit, ça me nourrie, ça m’enrichie… ça me rend heureuse…
Et puis il y a l’amour, pour celui ou celle avec qui l’on partage un moment de notre vie, de notre parcours, de notre chemin de vie.
Et plus j’avance dans ma vie plus je sais ce que je veux vivre et ce que je ne veux plus vivre avec un être aimé et aimant. Je pense profondément que le secret est de toujours rester entier au sein d’un amour, et de toujours laisser l’autre être ce qu’il est profondément, le laisser vivre ces rêves comme il vous laissera vivre les votre, sans jamais entraver ses désirs, sans jamais lui demander d’entraver son être, le laisser être entier, c’est le seul moyen de garder un amour vrai et profond et que cela avance dans le temps sans altérations… Finalement c’est laisser l’autre être de temps en temps, voir même souvent être égoïste, on parle sans cesse de concessions… je n’y crois pas, je crois aux envies… avoir des envies ensemble, les réaliser, et laisser celui ou celle que l’on aime vivre ces propres envies, le laisser s’accomplir, en l’accompagnant. L’accumulation de concessions ne génèrent que frustrations, non dits, regrets et reproches… On aime vraiment quand on est capable de laisser partir l’autre suivre son propre destin, son propre chemin… Quitter un être aimé pour le laisser suivre sa route est la plus belle preuve d'amour.

dimanche 9 novembre 2008

Mouvements d'humeur mai 2002

Mouvements d'humeur
Dans l'utilisation de la représentation du corps de la femme, l'image du corps génère en priorité un rapport à la séduction, et, le plus souvent, un rapport à la sexualité.
Le corps féminin est devenu synonyme d'objet, ce qui nous égare souvent dans ce que l'on symbolise pour l'autre… (Un être humain ? Un objet ? Un être pensant ? Un bon coup ?...)
Peut être est-ce là quelque chose de tout à fait féminin…
Le support est la photo numérique et la copie de détail de photographies des autres sous forme d'appropriation et de ré interprétation. Le tout est que je suis blonde et que "J'passe pour une caravane…"

octobre 2002
HUMEUR, définition :
I. MED Liquide situé dans un organe, une articulation, un abcès. Humeurs du corps. -- ANAT Humeur aqueuse: liquide situé entre la cornée et le cristallin. Humeur vitrée: liquide situé entre le cristallin et la rétine. II. 1. Disposition affective due au tempérament ou à un état passager. Être de bonne, de mauvaise humeur. || Être d'humeur à: être disposé à. 2. Absol. Disposition chagrine, se traduisant par un comportement agressif. Répondre avec humeur. Geste d'humeur.
Disposition chagrine se traduisant par un comportement agressif.... agressif, pas toujours...















Chercher l'erreur...






LUI

J’étais dans ma voiture, j’allais au cinéma avec mon amie, je ne pensais à rien en particulier, c’était une soirée de semaine, tout ce qu’il y a de plus banal. J’étais en couple depuis presque trois ans maintenant, et cette relation, sans vagues, me convenais pour le moment. J’avais pas mal d’aventures, mais je restais avec elle, elle m’apportait un certain réconfort, une stabilité apparente. C’était l’automne, nous arrivions en centre ville, et je cherchais une place pour me garer. J’aperçu de loin une femme, sur le trottoir, qui marchait vite, elle semblait pressée, en retard, cette démarche ne m’était pas inconnue. Elle était séduisante, féminine, et je la regardais en pensant qu’elle était tout à fait le genre de femme que je pourrai avoir envie de séduire, une femme avec qui je pourrai avoir une aventure d’une nuit. Ce n’est qu’au moment ou elle a traversé la rue que je l’ai reconnu. Je la connaissais bien, même très bien, et nous avions déjà eu une aventure ensemble, plus qu’une aventure, une histoire ; oui on dit comme ça je crois, «avoir une histoire ». Elle a traversé sans me voir, sans nous voir, et tout m’est revenu, notre rencontre, notre première nuit, les complications, mes choix, et je pensais «et aujourd’hui »…
Oui et aujourd’hui, quand serait-il de cette «histoire » si mes choix avaient été différents ?
Elle avait été ma maîtresse, une fois, puis deux, puis pendant plusieurs mois nous nous retrouvions chez elle en fin d’après midi, avant de rentrer chez moi je prenais une douche, elle me racontait ses journées de boulot, elle ne demandait rien, elle ne m’a jamais rien demandait, c’est peut-être pour cela que je suis tombé amoureux d’elle. Elle aussi m’aimait, bien plus qu’elle ne le laissait paraître, parce que plus longtemps on faisait semblant de ne pas avoir de sentiments l’un pour l’autre, plus longtemps les choses pouvaient durer.
Cet amour m’avait fait peur. J’avais mis plusieurs semaines à la quitter, et c’est à ce moment qu’elle c’était mise à parler. Il n’y a pas eu de scènes, ni de cris, juste de longues discussions. Elle ne m’a jamais fait de reproches, elle voulait comprendre pourquoi je restais avec une autre pour laquelle je n’avais pas forcément de sentiments. Moi-même j’étais incapable de répondre à cette question.
Aujourd’hui encore je suis incapable de savoir pourquoi je l’ai quitté. J’aurais pu choisir de quitter ma compagne et de m’engager sur une autre voie. Ou de quitter ma compagne par honnêteté vis à vis d’elle et de moi. Mais non je suis resté là, là où je suis encore aujourd’hui. Je tombe nez à nez avec cette femme et toute ma vie est remise en question. Je n’assume plus mes choix.
Cette maîtresse que j’ai quitté, parce que notre relation était trop forte, le sexe entre nous était si passionné. Peut être avais-je peur que cela ne dure pas, que cette intensité disparaisse avec le temps, avec le quotidien. Ou c’était si intense que j’ai cru cela était hors de la réalité.
Je trouvais enfin une place pour me garer, le film était plutôt pas mal, puis nous sommes rentrés. Les choses resteraient ainsi.
ELLE
Je viens d’avoir 33 ans. Je ne fais pas particulièrement de bilan de ma vie quand c’est mon anniversaire. Je me souviens surtout des bons moments et pas du reste. A quoi bon avoir des regrets, c’est mauvais pour la santé.
Jusqu’à présent mon parcours est plutôt agréable, rien de fixe vraiment, des boulots différents, des rencontres multiples, des amitiés fortes.
A un moment de m’a vie je me suis perdue dans les rencontres sexuelles, j’accumulais les amants, je changeais presque tous les deux mois de partenaire. Très vite dans ses petites histoires je sentais mon corps m’échapper, les hommes ne voyaient que ça, mon corps et ce qu’ils pourraient bien en faire… Ca me plaisait. Bien sûr le sentiment de solitude s’accroît lorsque vous êtes juste un objet de désir, mais je ne voulais rien de plus. Je n’avais pas de sentiments amoureux pour eux, disons que je me contrôlais pour ne pas en avoir.
Au milieu de ses aventures est arrivé un homme. Je sentais aussi dans son regard son envie de me dévorer toute crue, mais il y avait autre chose. Il n’était pas seul, je suis devenue sa maîtresse. Très vite je l’ai aimé, mais je ne pouvais pas le lui dire. Je restais silencieuse, nous parlions de la pluie et du beau temps, jamais je ne posais de question, à quoi bon ? Je ne voulais pas poser de question, j’étais déjà son mensonge, c’était assez à mes yeux.
Et puis je sentais que certaines interrogations remettraient beaucoup de chose en questions pour lui, et je considérais que mon rôle n’était pas celui là. J’étais là pour que sa vie lui semble un peu plus intense, pas pour être sa confidente ou sa psy. L’intensité entre nous était dans le sexe. C’était toujours plus fort, plus nouveau, plus complémentaire. Je n’avais besoin de rien d’autre.
Je savais qu’un jour ou l’autre il partirait, mais les choses ont durée quand même longtemps avant qu’il ne mette fin à notre histoire. « Histoire », je crois que c’est comme ça qu’on dit, «avoir une histoire ». C’est quand je l’ai senti s’éloigner que je me suis mise à parler, à poser des questions. J’ai paniqué, enfin je crois. Je suis néanmoins restée calme, je ne voulais pas de cris, je voulais des réponses.
Les réponses en fait je les connaissais, je voulais juste les entendre de sa bouche, je voulais qu’il se dise les choses à lui-même. Moi je savais pourquoi il en était arrivé là. Ce n’est pas compliqué de savoir pourquoi un homme trompe régulièrement sa compagne. C’est qu’il est las, que ses sentiments ont changé ou que le sexe n’est plus une découverte. J’aurais pu être la femme adultère, ce genre de situation n’est pas spécifiquement masculine.
Malgré mes sentiments pour lui, s’il avait quitté sa compagne pour moi, je ne l’aurais pas supporté. Si je le croise un jour et qu’il est seul, peut-être pourrais-je retrouver mes sentiments pour lui, et peut-être qu’un jour je deviendrais la femme trompée…
Vivre avec des «peut-être » et avec des «si », c’est vivre en dehors de la réalité, et je n’ai plus le temps, ni le courage de me poser ses questions.

"Mouvements d'humeur; épisode 3" septembre 2002

"Mouvements d'humeur; épisode 2" août 2002